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CQFD - Fait chaud, Hein ? - n°65 - 15 mars 2009

Le numéro 65 de CQFD, mensuel de critique social, revient largement sur les mouvements sociaux en Guadeloupe et dans les autres territoires d'outre-mer de la France.

CQFD évoque également la politique d'Eric Besson et les centres de rétention administratif, les faux-amis (la journée d'action), Jean-Marc Rouillan, les luttes dans l'éducation nationale, les aventures de la gendarmerie toulousaine, etc.

En kiosque - 2 euros - http://cequilfautdetruire.org/ 

 
L'Humanité : un abonnement « spécial européennes »

Chaque jour qui passe nous apporte désormais son lot de très mauvaises nouvelles pour les journaux. Aux États-Unis, des titres, parmi les plus prestigieux, font face à de si graves difficultés, qu’ils sont, pour certains d’entre eux, obligés de fermer.

En France, la plupart des journaux sont contraints désormais de limiter leur pagination, de réduire leurs équipes, de diminuer le nombre de lieux où ils sont en vente pour économiser sur les frais d’invendus, et d’augmenter leur prix de vente.

Il faut réagir. Vite !

Nous proposons de le faire dans deux directions : l’État qui doit assumer ses responsabilités et l’action de notre communauté de l’Humanité.

- L’État. Il est constitutionnellement le garant du pluralisme de la presse. Un certain nombre d’initiatives intéressantes ont été décidées dans le cadre des états généraux de la presse. Mais, d’extrême urgence, une aide exceptionnelle doit être décidée pour les journaux en difficulté, comme cela se fait pour d’autres secteurs économiques.

- La communauté de l’Humanité. Constituée de celles et ceux qui chaque jour font le journal, des lectrices et des lecteurs, des amis de l’Humanité, des diffuseurs militants, elle est une force originale, incomparable dans le paysage de la presse écrite. Elle est mobilisée dans la poursuite de la souscription, de la diffusion et des abonnements de parrainage.

Dans le cadre de la campagne électorale, en vue des élections européennes, des initiatives nouvelles se prennent pour installer des points de vente de l’Humanité Dimanche en fin de semaine. C’est un des moyens pour une campagne de proximité. Celle qui fera la différence !

L’Humanité mériterait d’être plus connue.

Quel autre journal, ces derniers mois, a tant fait contre la guerre à Gaza, pour expliquer le sens du mouvement unitaire aux Antilles, à avoir anticipé sur la gravité de la crise et les méfaits du capitalisme, et aujourd’hui sur le décryptage de celle-ci, le soutien aux mouvements sociaux ? Quel autre journal a décortiqué les enjeux de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN en poussant l’idée d’un référendum ? L’Humanité est le journal de la libération des prisonniers politiques palestiniens, au premier rang desquels Marwan Barghouti. Quel autre journal donne tant à connaître et à comprendre sur ce qui se passe en Amérique latine ? L’Humanité est le seul quotidien à mener campagne pour la libération du jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri. L’Humanité mériterait aussi d’être mieux connue comme un journal promouvant la pensée critique, la culture et comme un journal de débats très pluraliste, avec ses tribunes libres et l’Humanité des débats, le samedi.

Loin des autoroutes de l’information, balisées et banalisées par la police de la pensée, l’Humanité décrypte, aide à comprendre, à penser par soi-même, à relier le monde du travail, les privés d’emplois, les acteurs de la création et de la culture entre eux. Dans les prochains mois l’Humanité va encore s’améliorer avec la création de nouvelles pages « comprendre l’économie » ou sur le travail ou encore sur le développement durable.

Dans le droit fil de leur engagement sur la mise à nu du contenu de la constitution européenne, l’Humanité et l’Humanité Dimanche traitent les nouveaux enjeux européens et mondiaux et vont s’engager aux côtés du Front de gauche.

C’est en ce sens que, depuis le grand meeting du Zénith à Paris, un abonnement découverte « spécial élections européennes », de trois mois, à l’Humanité et à l’Humanité Dimanche est lancé.

Celles et ceux qui ne lisent pas l’Humanité et l’Humanité Dimanche peuvent s’en servir. Celles et ceux qui le lisent déjà peuvent parrainer une lectrice ou un lecteur autour d’eux. Si chacune et chacun d’entre nous parraine un nouveau lecteur, imaginons la force ainsi décuplée.

Ce sera le moyen de suivre, de faire sienne, au jour le jour, la campagne électorale, de disposer d’informations que les grands médias cachent, de participer au débat et de donner des forces au Front de gauche.

C’est un bel acte militant pour peser en faveur du changement en France et en Europe.

Article de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, dans l'édition du 19 mars 2009.

Retrouvez l'Humanité en kiosque : l'Humanité, du lundi au vendredi (1,3 euro) ; l'Humanité des débats le samedi (1,3 euro) ; l'hebdomadaire l'Humanité Dimanche chaque jeudi (2,7 euro).

http://www.humanite.fr

 
Le Plan B, n°15, octobre-novembre 2008.

Au sommaire :

Krach du libéralisme : les vestes se retournent (p. 3) L’ouragan financier navre les barons de l’information : ils avaient placé leurs euros en Bourse. Et ceux qui célèbraient la « dure et juste loi des marchés financiers » pestent à présent contre le capitalisme « immoral ». A lire en ligne sur le site du Plan B : http://www.leplanb.org/medias/krach-du-liberalisme-les-vestes-se-retournent.html

Dossier : DEMANTELEMENT DES SERVICES PUBLICS (p. 4 à 7)
- Comment l’Etat s’est coupé la main gauche (p. 4-6) La tonte des services publics engagée par l’Elysée sous le nom de « réforme de l’Etat » sert deux fois le patronat : elle décime les rangs de salariés plus syndiqués qu’ailleurs et transfère au privé des activités souvent juteuses. L’Etat qui dépouille l’Etat ? C’est la définition même du néolibéralisme.
- L’école nationale de la pantoufle (p. 6) Temple de la haute fonction publique, l’Ecole nationale d’administration (ENA) forme ses recrues à vernir les doigts de pied de Laurence Parisot.
- Au congrès des coupeurs de têtes (p. 7) Pour tailler dans la fonction publique, l’Etat s’en remet à des sociétés de conseil et à des cabinets d’audit. En juillet, ces pompes à euros célébraient leurs millions au palais des Congrès de paris. Le Plan B était là.

Se faire voir chez les Gracques (p. 8) Issus du croisement entre les méduses du centrisme et les hippocampes du PS, les Gracques tenaient en septembre leur « université d’été ». Le Plan B y était, avec Jacques Julliard mais sans Philippe Val.

Comment Mougeotte détruit Le Figaro (p. 10-11) L’éloge inattendu du journal de Serge Dassault avant sa mougeottisation. Serge, rends-nous Le Figaro d’avant : quelques pages au moins étaient lisibles !

Pourquoi lit-on des journaux nuls ? (p. 12-13) Le Plan B a posé la question à des lecteurs de La Voix du Nord installés dans la cité balnéaire de Bray-Dunes, une ancienne villégiature ouvrière investie par les cols blancs de la région lilloise.

L’entreprise qui changeait ses casse-pieds en lèche-bottes (p. 14) Une usine de recyclage qui polluait les environs et chahutait le Code du travail a licencié dix-neuf grévistes. Elle les a remplacés par des intérimaires. Leur mission : chanter les louanges du patron dans le quotidien local.

Les pom-pom boys du libre-échange (p. 15) Barack Obama n’a qu’un cauchemar : paraître plus à gauche que son adversaire de droite. Comme les responsables du Parti socialiste français, il chante le libéralisme à l’heure où celui-ci s’effondre.

De l’art, de l’or (p. 16-17) Quand Le Point, hebdomadaire de François Pinault, consacre trois pages abstraites à l’artiste contemporain Jeff Koons, Le Plan B dresse le tableau figuratif des intérêts croisés qui soudent un plasticien, un patron de presse et un ministre défroqué.

Marxiste tendance Village People (p. 18) Il y a quarante ans, de nombreux homosexuels trouvaient plus stimulant de prôner la révolution anticapitaliste que le droit au mariage. Mais la pudibonderie des camarades et l’affirmation d’une identité chic ont fait retomber la fièvre du grand samedi soir.

Atroces révélations sur Nicolas Demorand (p. 19) Après Mazarin, Hitler, Bush et Pinocchio, la série des grands mensonges et falsifications de l’histoire s’est enrichie d’un épisode burlesque, fatal pour l’animateur joufflu de la « matinale » de France Inter.

Le procès de Jean-Claude Trichet (p. 20) Est-ce parce qu’il ne peut s’empêcher de parler en anglais, ou parce qu’il fait témoigner Alain Minc ? Toujours est-il que l’accusé est abattu en séance par le président de la Cour. Les voies de la justice sont décidément impénétrables.

Et plein d’autres pépites à découvrir…

Le Plan B, en kiosque le 3 octobre 2008.

 
Abandonnez votre chien... adoptez un socialiste.

Au sommaire du numéro 14 du Plan B (juin-septembre 2008) :

Radios, journaux, dodo  (p. 3) Les revues de presse radiophoniques du matin fonctionnent comme une station d’épuration de la pensée : sur les milliers de journaux existants, moins de deux douzaines sont signalés chaque matin à l’attention des auditeurs. Une enquête minutieuse du Plan B détaille les critères de cette censure.

105 minutes aux Antilles (p. 4)
Un CDD d’une heure trois quarts pour distribuer des prospectus à Fort-de-France : c’est le plan de carrière déniché par le Plan B à l’ANPE de Toulouse. Le plein emploi est à portée de main.

Le « terrain » de Vincent Peillon  (p. 5)
Les médias l’adorent mais ses électeurs le rejettent. Intrigué par ce paradoxe de la démocratie, le Plan B a démarché l’ancienne circonscription du télévangéliste Vincent Peillon, dans les terres ouvrières de la Somme.

L’invasion des Fatals Flatteurs (p. 6)
Depuis 2 mois, les invités du site nouvelobs.com sont pris d’assaut par un gang d’internautes associés au Plan B. Leur arme : la flagornerie extrême. Des informations sur notre site : http://www.leplanb.org/arsenal/le-site-du-nouvel-observateur-pirate-par-les-fatals-flatteurs-2.html

Le Plan B présente : Les pipistrelles du PPA (p. 8-9)
Depuis plus de vingt-cinq ans, le PPA (Parti de la Presse et de l'Argent) psalmodie la même rengaine : les socialistes français sont encore trop socialistes, le PS doit se « moderniser". Le Plan B a relevé les injonctions les plus fraîches,  systématiquement suivies par les chefs du PS.

A Dunkerque, grève ouvrière contre les médias (p. 10-11)
Des salariés en grève contre les journalistes qui servent la soupe à leur patron : dans l’usine nordiste du géant pharmaceutique AstraZeneca, promise à une délocalisation partielle vers l’Inde, ce scénario sardon est devenu réalité.

De Pétain à Salazar, le socialisme libéral de Sylvain Bourmeau (p. 12-13)
Sur le site de désinformation en ligne mediapart, le journalisme Sylvain Bourmeau s’attaque à l’histoire du socialisme. L’aide du RTA ne lui a pas été d’un grand secours : le Plan B doit revoir sa copie. Lire l'article sur notre site : http://www.leplanb.org/demontage-de-textes/le-socialisme-liberal-de-sylvain-bourmeau.html

Des soviets au pays de Clearstream (p. 14)
Le Luxembourg n’a pas toujours été une dînette pour milliardaires détaxés. A l’issue de la Première Guerre mondiale, les ouvriers du grand-duché s’organisent en conseils et s’emparent de la gestion de leurs usines. Un souvenir traumatisant pour le patronat européen.

Mickaël Moore contre Besancenot (p. 15)
Comparaison entre deux passages télés : l’un sur CNN, l’autre chez Drucker.
 
Le Procès (p. 16)
Issue étonnante au procès de l’historien sarkozyste : la salle ovationne Max Gallo.


Et le supplément « Spécial courrier des lecteurs » : enfin,  la réponse du Plan B à toutes vos critiques et toutes vos louanges.

Site du Plan B : http://www.leplanb.org/

 
Mai 68, non ce n'est pas fini !

Disponible depuis lundi en kiosque et en commande directe au journal, le hors-série de l’Humanité sur Mai 68 mérite une très large diffusion. Au moment où certains s’inclinent devant la mémoire de l’événement comme on salue un enterrement, où d’autres trient honteusement dans les faits pour en occulter des pans entiers, les 132 pages de ce hors-série l’abordent dans toutes ses dimensions. Ce n’est déjà pas rien. Et le panorama offert vaut pour cela le détour d’une lecture attentive.

Au fil de cette lecture, chacun y découvrira des moments rares, comme ce récit de Michel Butor, parti avec ses amis écrivains à l’assaut de la Société des gens de lettres, cette table ronde réunissant, quarante ans après, trois dirigeants du PCF alors au coeur de l’événement, Pierre Juquin, Henri Malberg et René Piquet, cette photographie d’un Jean-Luc Godard ébouriffé, embarqué par les CRS, caméra à la main, dans une rue du Quartier latin, cet entretien, rare, avec Georges Séguy éclairant la portée des événements, ce témoignage de Gisèle Halimi, plein de lucidité sur les balbutiements féministes de Mai 68, ces trésors photographiques issus des archives des correspondants de l’Humanité

Cent trente-deux pages, sept chapitres, huit grands reportages photograhiques, une chronologie détaillée, un DVD de Ciné-Archives accompagné d’un récit à trois avec les réalisateurs Jacques Krier, Marcel Trillat et Jacques Bidou, de quoi redécouvrir et faire redécouvrir l’événement, de quoi combler pas mal de trous de mémoires.

La révolte étudiante Le récit des événements, du 22 mars aux barricades. Les témoignages de deux journalistes de l’Humanité, acteurs des événements du Quartier latin…

Les grèves ouvrières La montée en puissance de la grève générale. Les acquis engrangés. Les témoignages d’acteurs de la grève…

L’entretien avec Georges Séguy L’analyse, quarante ans après, du secrétaire général de la CGT sur la portée des événements et l’action de la CGT à l’époque.

Le combat des femmes La prise de conscience féministe. Entretiens et récits avec l’historienne Françoise Picq et l’avocate Gisèle Halimi. Témoignage de Nadia Queneudec, gréviste aux Galeries Lafayette.

Le débat intellectuel Table ronde avec Jacques Le Goff, Christine Fauré, Louis Pinto et Roger Martelli. Des pensées dans le mouvement : Louis Althusser, Pierre Bourdieu, Guy Debord, Gilles Deleuze, André Gorz, Georges Lapassade, Henri Lefebvre, Jean-Paul Sartre. Le laboratoire de la rue d’Ulm.

Le tourbillon culturel La Cinémathèque, l’Odéon, Godard, Cannes, Avignon… Les souvenirs de Jean-Pierre Léonardini. Entretiens avec Pierre-Henri Deleau et Michel Butor…

Le tournant politique De l’apogée du mouvement à la reprise en main par de Gaulle. Les manoeuvres de Charléty et le choc des législatives. Table ronde sur le PCF en 1968 avec trois dirigeants de l’époque : Pierre Juquin, Henri Malberg et René Piquet.

Mai 68 dans le monde Les mouvements étudiants dans le monde. La guerre du Vietnam. La lutte pour les droits civiques aux États-Unis et l’assassinat de Martin Luther King. Le choc de Prague. La révolution culturelle chinoise. La guerre du Biafra.

Et huit regards photographiques sur les événements Georges Azenstarck, Gilles Caron, Claude Dityvon, Marc Garanger, Joseph Koudelka. Les correspondants et les archives de l’Humanité. Et les photographes de l’agence Magnum dans le monde.

Mai 68 ce n'est pas fini, hors-série de l'Humanité, Avril 2008, 132 pages + le DVD Mai 68, un monde en luttes, 10 euros.

 
CQFD fête ses 5 ans (2003-2008).

Journal de critique sociale, CQFD fête ses 5 ans d’existence avec leur cinquante cinquième numéro intitulé « On n’est pas fatigués ! » Successeur de la revue antimilitariste RIRE, ce mensuel marseillais est fabriqué essentiellement par des chômeurs. Diffusé à 15 000 exemplaires en moyenne tout les 15 du mois, CQFD continue vaille que vaille son existence avec hargne et sans publicité. Dans ce numéro anniversaire, le point sur le monde du travail, une interview d’Etienne Chouard, etc.

 

CQFD, n°55, 15 avril 2008, 2 euros.

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http://www.editionslechienrouge.org/

 
Le Plan B - n°13 - avril/mai 2008.

Plongée dans la glu humanitaire (p. 3)Jeux Olympiques, Ingrid Betancourt, Chantal Sébire, banderole du PSG : les enfonceurs de portes ouvertes ont le moral au beau fixe. Galvanisés par la presse, ils défendent la veuve et l’orphelin en organisant des soirées mondaines. Le Plan B s’est invitée à l’une d’elle, consacrée à Ayaan Hirsi Ali.

DOSSIER : A BAS L’UNION EUROPEENNE ! (P. 4-7)

Construction européenne : le ver était dans le fruit (p. 4-6)
L’Union européenne a réalisé le rêve de Marx, mais à l’envers : les patrons de tous les pays s’y sont unis pour mettre les salariés en « concurrence libre et non faussée ». Un projet inscrit dans les fondations mêmes du traité de Rome, il y a cinquante ans.
Quand Oui-Oui s’appelait « Yes Yes » (p. 7)
Au printemps 1975, la filiale britannique du Parti de la Presse et de l’Argent s’empare du référendum sur le maintien du Royaume Uni dans la Marché commun. Les musicologues du Plan B ont détaillé la partition de la fanfare oui-ouiste de l’époque. Conclusion : elle a été rejouée à l’identique en 2005.
Le sans-faute de la Société générale (p. 8)
L’affaire du « trader fou » a ahuri la presse économique, qui voit s’écrouler le mythe qu’elle avait elle-même bâti : celui d’une banque infaillible et d’un PDG de génie, le golfeur Daniel Bouton.

Mai 68 : le catalogue (p. 10-11)
Albums de coloriage, DVD, jeux, housses de couettes… les fournitures de Mai 68© envahissent les têtes de gondoles. Soucieux de contribuer à cette campagne de relance de la consommation, Le Plan B vous propose une sélection de produits équitables, festifs et métissés, qui rendent au mouvement étudiant sa vocation historique.

Prière de ne pas informer (p. 12)
Le sort des réfugiés qui s’échouent à Dunkerque « n’intéresse pas les lecteurs », explique La Voix du Nord, qui préfère les abreuver d’articles sur le marronnier du carnaval.

Désarmons les FARC ! (p. 13)
Les médias font grand cas des FARC qui sévissent en Colombie mais ne soufflent jamais mot des FARC françaises qui ont pris en otage le débat public.  

Nanterre occupe Libération (p. 14)
Les célébrations gérontophiles de Mai 68 ont inspirées à Libération une idée qui devait réanimer ses ventes moribondes : confier la rédaction d’un numéro spécial aux étudiants de Nanterre. Raté : des sardons s’y sont infiltrés et l’expérience a tourné en déculottée…

Le putsch médiatique de Parisot (p. 15)
Ecrans de fumée, déluge « éthique » et prosternation devant les « modernes » du Medef : comment la presse a désamorcé un formidable scandale financier.

Médiapart et banlieue rouge (p. 16-17)
Tout juste propulsé par une campagne de promotion digne du Titanic, le site moustachu, « indépendant et participatif » d’Edwy Plenel tente une analyse du vote communiste aux municipales. Et enregistre son premier naufrage.

1881, l’année de naissance du PPA (p. 18)
ans les médias qui mentent, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est souvent glorifiée comme marquant l’avènement d’une ère nouvelle. En réalité, elle a surtout instauré la liberté des patrons de presse. Et fondé le Parti de la Presse et de l’Argent.

Les gardes suisses de la pub (p. 19)
uand Nicolas Sarkozy supprime la publicité dans l’audiovisuel public, les journalistes geignent. Mais Le Plan B applaudit : ne reste plus qu’à étendre la mesure au privé et à supprimer les publicitaires…

Le Procès de Christine Ockrent (p. 20)
Plusieurs mois d’instruction ont été nécessaires pour constituer les dossiers de l’accusation, contre ce « spécimen de ce que le journalisme français comporte de plus sordide », comme dit le président… Le mode de défense de Christine ? Le passé simple, la morgue et le mépris.

Et plein d’autres pépites à découvrir…

Où trouvez Le Plan B ? http://www.leplanb.org/points-de-vente/index.php

 
Les médias sont-ils de droite ? Du journalisme par temps d'élection.

Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection. Ce sont ces tendances qui font l’objet du présent ouvrage : la primauté accordée aux jeux politiciens sur les enjeux politiques ; la personnalisation outrancière au détriment de la présentation de projets ; l’atrophie de l’espace médiatique au bénéfice des candidats du bipartisme ; la réduction du « politiquement pensable » et sa confiscation par les cercles de prétendus experts.

L’analyse proposée soulève une double question politique : jusqu’à quand les forces politiques se laisseront-elles intimider par un « pouvoir » qui repose largement sur leur soumission ou leur crédulité ? Jusqu’à quand la question des la réappropriation démocratique des médias continuera-t-elle à être considérée comme une question subalterne ? L’objectif de ce livre est de parcourir un champ de bataille. Oui, un champ de bataille.

Table des matières

- Chapitre I – Médias en quête de compétition - Où il est question du primat des jeux sur les enjeux.
- 1. Les passions du microcosme - 2. Les méfaits de la sondomanie

- Chapitre II – Journalistes en quête de personnages - Où il est question du primat des personnages sur les projets
- 1. Des personnages de petit écran - 2. Des personnages de papier journal - 3. Vous avez dit « peopolisation » ?

- Chapitre III. Candidats en quête de pluralisme - Où il question de l’escamotage du premier tour et de la relégation des « petits candidats »
- 1. Les mauvais comptes de « l’équité » - 2. « Grands » journalistes pour « petits » candidats - 3. Mauvais clients pour excellents journalistes

- Chapitre IV - Elites en quête de débats - Où il est question des limites du « politiquement pensable »
- 1. Incitations à « moderniser » la gauche - 2. Exhortations à fermer le cercle libéral

- Conclusion : « Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée de l’image »


Coordonné et mis en forme par Mathias Reymond et Grégory Rzerpski, pour Acrimed, ce livre n’existerait pas sans l’activité collective de notre association et les contributions individuelles de ses membres.

En vente en ligne : http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_372-Tous-les-medias-sont-ils-de-droite—.html

Edité par : Editions Syllepse 69 rue des Rigoles, 75020 Paris edition@syllepse.net / www.syllepse.net - Tel : 33- (0) 1-44-62-08-89

Les libraires qui diffusent les ouvrages des Editions Syllepse : http://www.syllepse.net/srub_14-Ou-trouver-nos-libraires.html

 
Choc de confiance, Le Plan B, n°12 (février-mars 2008)

Au sommaire :

Vandalisme = « modernisation » (p. 3)
Le Medef et ses « partenaires sociaux » ont gonflé un ballon qui s’emboîte parfaitement dans le crâne des journalistes : la « modernisation du marché du travail », appellation plus commode à promouvoir que son contenu.

Cadeaux boursiers pas vus pas lus (p. 4) Indignés par l’affaire de la Société générale, les médias se sont montrés beaucoup moins bavards sur la distribution de friandises fiscales aux spéculateurs.
Article en ligne : http://www.leplanb.org/numero-en-cours/cadeaux-boursiers-pas-vus-pas-lus.ht ..(tronquée)..

Des journalistes mentent aussi sur Internet (p. 5)Rue89.com, Mediapart, Nonfiction.fr : les sites d’information en ligne fascinent les journalistes. Ils y retrouvent, décuplées, les grandes tendances médiatiques : faux scoops à la pelle, règne des connivences, ramassis de complaisances.

Le ciment médiatique de « l’identité nationale » (p. 6-7) Depuis le début des années 1980, les rôles sont assignés : vus du Figaro, les immigrés constituent un repoussoir « éthnique » ; vus de Libération, ils sont la source d’indignations vertueuses. Retour sur trente ans de discours éthnique sur l’immigration, qui escamotent l’approche sociale et cherche à diviser les travailleurs.

Le Progrès d’une banque (p. 8) Ayant croqué le quotidien lyonnais, le Crédit Mutuel dévaste l’imprimerie de Saint-Etienne en divisant les ouvriers. Les journalistes assistent dociles à une « restructuration » qui recèle quelques filouteries patronales en or massif.

Le Plan B présente : « Les contestataires et les médias » (p. 10-11) Que se passe-t-il lorsqu’un mouvement anticapitaliste accepte de se plier aux exigences des médias ? Quelques exemples tirés du film José Bové, le cirque médiatique, que l’on peut se procurer à une condition (délicieuse) : s’abonner au Plan B.

« L’entreprise, c’est la vie » (p. 12-13) Le Code du travail revu et corrigé par le Medef pense le salariat comme un club de rencontres où l’employeur et l’employé fraternisent avant de « rompre à l’amiable ». Le Plan B part à la rencontre de ce monde enchanté dans trois entreprises pionnières de la Bresse bourguignonne.

L’auto-entartage d’Alexandre Adler (p. 14) L’analyse radiophonique de la situation au Vénézuela est-elle compatible avec l’ingestion d’une tarte paysanne ? Dans un vrai reportage de terrain, Le Plan B attire l’attention des chroniqueurs géopolitiques sur les gestes à éviter.

Le simplet du traité (p. 16-17) Il n’y a pas que la coiffure qui sidère chez Christophe Barbier. Survolté par le traité « simplifié » de Sarkozy, le directeur de la rédaction de L’Express délivre aux internautes une étourdissante leçon de civisme européen.

Quand la presse défiait le monarque (p. 18) Il y a deux siècles, une vague d’agitation sardone balaie l’Angleterre. Inspirés par les Révolutions américaine et française, les mutins démoralisent les Lagardère de l’époque et arrachent, au terme de vingt années de lutte, le droit de diffuser leurs journaux.

France 3 réécrit l’Histoire : pour en finir avec 68 (p. 19) Marie Drucker exerce son « droit d’inventaire » à propos de Mai 68. Elle convoque pour cela Edouard Balladur, le sarkozyste Max Gallo, le brailleur Cohn-Bendit et… Michel Drucker.

Le Procès de Jean-Marie Cavada (p. 20) L’accusé est soupçonné d’avoir mis au point un système linguistique révolutionnaire : les cavaderies. Un ensemble d’âneries langagières destinées à faire diversion : l’homme est totalement dévoué au Parti de la Presse et de l’Argent.

Et plein d’autres pépites à découvrir…

NUMERO SPECIAL : Avec en cadeau pour les abonnés et en exclusivité mondiale le DVD « José Bové : le cirque médiatique ». Ce bistouri dissèque avec délicatesse les rapports ambigus qu’entretiennent les chefs de file contestataires avec les médias. Attention, certaines scènes pourront choquer les fans de Michel Field…
http://www.leplanb.org/videotheque/jose-bove-et-le-cirque-mediatique---vide ..(tronquée)..

ABONNEZ-VOUS ! REABONNEZ-VOUS ! IL EST ENCORE TEMPS !

Où acheter ce numéro :
http://www.leplanb.org/ou-acheter-le-plan-b--2.html

En kiosque le 8 février, 2 euros.

 
L'Humanité. Numéro spécial réalisé par les jeunes lecteurs (lundi 28/01/2008)

L’Humanité prend un coup de jeunes. Plus de 80 jeunes correspondants,  participant à l’opération « libres échanges » (http://libresechanges.humanite.fr), ont réalisé le journal.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/HumaWebTV/video/x469vx_lhumanite-libresechanges_news

                            

 

Le trader fou, un coupable idéal ? La Société Générale présente la perte comme étant le fait d’un homme seul. L’idée n’est pas neuve et suscite l’incrédulité.

 

Les alters même pas morts. Moins visibles qu’auparavant, mais toujours là, les militants discutent de la stratégie du mouvement au Forum social mondial.

 

« Beaucoup se disent : il est comme nous, allons-y. » Cantonales. Bally Bagayoko, trente-cinq ans, salarié à la RATP, entraîneur de basket,  maire adjoint de Saint-Denis n’est pas membre d’un parti politique.  Candidat soutenu par les communistes, il nous livre le sens de son engagement.

 

La bataille du référendum n’est pas perdue ! Le 4 février, les parlementaires sont réunis en Congrès à Versailles pour modifier  la Constitution, préambule à l’adoption du traité européen par voie parlementaire. Les députés peuvent encore faire triompher la démocratie.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/HumaWebTV/video/x41lu0_versailles-pour-un-referendum_politics et http://www.dailymotion.com/HumaWebTV/video/x3mapu_un-nouveau-referendum_politics

Site Internet: http://www.nousvoulonsunreferendum.eu et http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/.

 

« Une violation potentielle de la Constitution » Membre de la commission des Lois, la sénatrice des Verts Alima Boumediene-Thiery  nous explique les dangers de la loi Dati sur la « rétention de sûreté ».

 

À Colombes, on rénove sans trop se concerter. Logement. Le bilan des projets ANRU de cette ville des Hauts-de-Seine demeure  mitigé. La liste de la gauche unie en fait un de ses enjeux des municipales.

 

« La suppression du bac est loin d’être exclue ». Rencontre avec Brigitte Gontier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine, elle est membre de la commission des Affaires culturelles du Sénat  chargé de réaliser un « états des lieux » du baccalauréat.

 

Les oubliés du plan Amara. Présenté mardi dernier par Fadela Amara, le plan pour les banlieues  éveille plus de déceptions que d’espoirs.

 

Berlusconi : le retour d’un dangereux. La crise politique qui secoue l’Italie pourrait bien se conclure par le retour aux affaires de Berlusconi. Une issue dangereuse pour les libertés dans la Péninsule.

 

La Caroline du Sud renforce Obama. Victoire du candidat métis, porté, dans la primaire démocrate, par l’électorat afro-américain entend désormais peaufiner son image de rassembleur.

 

Moustic : « crétin et critique » Rencontre sur le mode absurde avec le présentateur du JT de « Groland », Cette « présipauté » que toute la France envie...

Vidéo : http://www.dailymotion.com/HumaWebTV/video/x45vuk_libre-echange-avec-moustic_news

 

Tsonga presque au sommet. Battu par Djokovic à Melbourne, Jo-Wilfried Tsonga est le quatrième  Français à perdre une finale d’un tournoi du Grand Chelem en vingt-cinq ans.

 

Le droit de réponses selon les antipub . Le collectif des « Déboulonneurs » a mené une nouvelle action de barbouillage contre le matraquage publicitaire.

 

1 euro la BD, y a moins bien mais c’est plus cher. Tous les projecteurs de l’actualité BD sont braqués sur Angoulême. Zoom sur « Cité 14 » qui réinvente le feuilleton moderne.

 

Valentino se dérobe. Les défilés de haute couture ont salué le départ du grand couturier Valentino.

 

L’Humanité, en kiosque, 1 euro 20.  http://www.humanite.fr

Points de vente : http://www.trouverlapresse.com/LOP/start.do

 

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité rappelle la spécificité de l’Humanité dans le paysage médiatique actuel (vidéo) : http://www.dailymotion.com/HumaWebTV/video/x3jbcl_patrick-le-hyaric-directeur-de-lhum_news

 
Politis fête ses 20 ans (1988-2008) !

En cahier central à lire dans notre rubrique Médias, sous le titre « 20 ans d’engagements », Politis publie un ensemble dédié à l’anniversaire du journal. Ce dossier revisite la mémoire de l’hebdo engagé et confirme son rôle de relais des alternatives contemporaines. Retour sur de grands engagements, de grands événements. http://www.politis.fr/Un-journal-d-aujourd-hui.html

Sous le titre « rapport Attila », Denis Sieffert redoute, dans son éditorial, l’effet destructeur du rapport remis par de la commission Attali au président de la République. Ce document « sorte de sociale-fiction qui sème l’effroi » est le reflet de cette « société du "plein emploi" selon Attali. Ou, pour le dire autrement, « cette société de la précarité absolue », analyse l’éditorialiste. Accès libre : http://www.politis.fr/Le-rapport-Attila.html

En Politique, Jean-Baptiste Quiot pose la question : « La LCR est-elle l’opposition de demain ? » Le congrès qui s’ouvre ce jeudi doit approuver la création d’un nouveau « parti anticapitaliste » et fédérateur. Alors, « nouvelle offre à gauche ou répétition de l’histoire ? » http://www.politis.fr/La-LCR-est-elle-l-opposition-de.html

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE DANS POLITIS

Economie /Social : Aujourd'hui s’ouvre la première négociation entre les syndicats et le patronat sur la réforme des règles de la représentativité. Thierry Renard, responsable des questions juridiques à l’Union syndicale Solidaires, en dévoile les enjeux.http://www.politis.fr/Un-systeme-a-bout-de-souffle.html

Société : La plupart des syndicats de l’Éducation nationale appellent à la grève avec toute la fonction publique ce 24 janvier. Olivier Doubre explique qu’ils dénoncent la dégradation des conditions de travail et salariales des enseignants. http://www.politis.fr/Plus-de-presence-moins-de.html

Monde : « Des crimes de guerre » Un expert de l’ONU condamne en termes particulièrement explicites les raids israéliens sur Gaza et le blocus. http://www.politis.fr/Des-crimes-de-guerre.html

Médias : Jean-Claude Renard décortique un documentaire qui salue les photographes de l’AFP et décrypte l’utilisation des images. http://www.politis.fr/Vue-sur-le-monde.html

Écologie : Claude-Marie Vadrot s’arrête sur l’engouement des Parisiens pour les quarante-cinq jardins partagés de la capitale. http://www.politis.fr/Carres-verts-sur-fond-gris.html

Culture : Christophe Kantcheff fait la critique de « Parc Sauvage » et de « Impératif catégorique », deux récits de Jacques Roubaud, qui « témoignent de deux façons différentes mais convergentes de transcrire le passé et d’aller chercher dans les souvenirs ».http://www.politis.fr/L-art-de-se-souvenir.html

Résistances : Xavier Frison revient sur l’action en justice de la CFDT contre deux militants associatifs impliqués dans la brève occupation des locaux de la Confédération lors d’une action en 2005. http://www.politis.fr/Syndicat-contre-travailleurs.html

ABONNEMENTS : 01 44 88 94 58, politis@aldabra.com
http://www.politis.fr , c'est aussi des tribunes inédites, l'actu des actions, l'agenda militant, et un blog des rédacteurs ( http://www.pour-politis.org ) qui traite l'actualité chaude ou décalée. Politis, chaque jeudi en kiosque (3 euros).

 
Le Plan B, n°11, décembre 2007 : Les médias mentent.

Le courrier du coeur (p.2) Les sardons parlent aux sardons...

La parole volée (p.3) Parce qu'il contrôle les principaux moyens d'informations, le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA) distribue la parole politique à sa guise. Mais qu'advient-il quand ce monopole s'interrompt le temps d'une campagne électorale ?

Airbus : un bonnet d'âne qui vole (p.4) Airbus a opéré sa réorganisation du travail en plagiant celle de... Toyota. C'est ce que révèle entre autres un rapport d'audit trés douloureux pour l'avionneur, qui a interdit à ses syndicats d'en faire état. Le Plan B s'est procuré ce document fâcheux.

Jacques Marseille au service de l'UIMM (p.5)  Fonctionnaire militant du moins d'Etat, chroniqueur antisyndical au Point et débatteur sarkozyste sur Europe 1, il est aussi l'historiographe officiel des porteurs de valise de l'industrie métallurgique.

" Les grévistes veulent tirer au flanc" (p.6) Quand il s'agit de mater une grève, les médias français peuvent compter sur la solidarité de leurs grands frères américains. Pour preuve, le traitement rigoureux infligés par la presse américaine au mouvement anti-CPE de mars 2006.

Les cheminots corrigent la presse (p.7) Comment un gréviste vit-il son statut médiatique d'épouvantail public numéro 1? Le Plan B a posé la question à une dizaine de cheminots de Sud-Rail, le syndicat le plus détesté par les médias qui mentent.

L'article en ligne : http://www.leplanb.org/numero-en-cours/les-cheminots-corrigent-la-presse-3.html

Le michelgodisme expliqué aux enfants (p.8) Le 12 novembre dernier, en compagnie de la sociologue Monique Pinçcon-Charlot et du poussah publicitaire Stéphane Fouks, l'économiste Michel Godet était convié par Frédéric Taddei à faire goûter aux télespectateurs de Ce soir au jamais (France 3) sa recette du syndicalisme au court-bouillon.

Brèves et la laisse d'or à Christophe Ono-dit-Biot (p.9)

Régimes spéciaux : le PPA fusille les mutins (p.10-11)

Ce que les gens retiennent du journal de 20 heures (p.12-13) Quelle empreinte un JT du soir laisse-t-il dans les "cerveaux disponibles" de la France rurale ? Pour le savoir, Le Plan B a fait du porte-à-porte dans le triangle d'or de Louhans, dans la Bresse : sa cité HLM, son campement pour les gens du voyage et sa zone pavillonnaire pour presque riches.

Du beau linge pour la bonne cause (p.14) Lors d'un concert-meeting au Zénith de Paris, la mobilisation contre l'amendement ADN a servi de prétexte à un festival de mondanités vertueuses.

Chahuter les médias en cinq leçons (p.15) Savoir bien accueillir la presse sur un campus en grève : des étudiants indiquent la méthode au Plan B.

Un canard de Bain pour BHL (p.16-17) Le dernier livre de BHL ayant été scandaleusement ignoré par les médias, Le Canard Enchaîné se dévoue pour en assurer la promotion par Jean-Michel Thénard, ancien scribouillard à Libération.

Quand les bas de soie se venge des sans-culotte (p.18) Il y a presque vingt ans, l'historien balladurien François Furet expliquait que la Révolution Française n'avait servi qu'à rassasier les fanatiques et à enfanter le goulag. il proposa qu'on lui creuse une tombe trés profonde. Puis, joyeux, il entama une partie de tennis. Et il mourut.

Les débats de France Culture : contre Bourdieu ou contre Bourdieu ? (p.19)

Le procès de Robert Ménard (p.20)

Le Plan B, bimestriel de critique des médias et d'enquêtes socilas, 2 euros.

Où trouver Le Plan B en kiosque :  http://www.leplanb.org/points-de-vente-25.html

S'abonner au Plan B : http://www.leplanb.org/abonnement.html

Prochain numéro : 8 février 2008.

 
Viva Guevara, un hors série de l'Humanité

Depuis son assassinat en Bolivie par les militaires boliviens et la CIA, le 9 octobre 1967, Ernesto Che Guevara hante les consciences. Au-delà des clichés, Che est toujours là. Mais que recouvre cette omniprésence à l’heure où la marchandisation et la (sur)médiatisation tendent à offrir une image aseptisée ou déformée d’un révolutionnaire hors norme ? Que reste-il aujourd’hui des engagements, de l’internationalisme, des discours et des valeurs du Che ? L’Humanité est repartie sur les traces d’Ernesto Che Guevara en éditant ce hors série exceptionnel intégralement consacré à sa vie, à ses luttes et à ses oeuvres. Cet événement éditorial de 84 pages paraît aujourd’hui dans les kiosques. Il revient sur la trajectoire d’un homme qui a marqué de son empreinte l’histoire de son temps, en donnant la parole à des témoins privilégiés.

On découvrira dans ce numéro des entretiens exclusifs : son compagnon de jeunesse, Alberto Granado, avec qui il a entrepris un voyage « initiatique » à travers l’Amérique latine, des guérilleros qui ont combattu avec « le Commandante  » dans la Sierra Maestra cubaine, au Congo ou en Bolivie, des proches comme sa fille Aleida Guevara… Des artistes tels que le réalisateur Walter Salles ou l’acteur Pierre Richard, et de nombreux intellectuels nous livrent également leur regard sur la représentation et l’apport du Che dans le monde contemporain. 

Le Che est toujours vivant.

Au sommaire :

- El Che Vive ! Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

- De la jeunesse à la révolution.

- Et Ernestito devint le Che.

- Entretien avec Alberto Granado.

- Le jeune Che rugbyman.

- Le témoignage de Fanny Edelman.

- L’Amérique latine, arrière-cour des États-Unis.

- Parlez-nous du Che. Entretiens et points de vue avec Walter Salles, cinéaste ; Pierre Richard, réalisateur ; Jean Ortiz, universitaire ; Orlando Borrego, compagnon du Che ; Carlos Tablada, chercheur ; Michaël Löwy, sociologue ; Fernando Martin Heredia, universitaire ; Aldo Isidron, journaliste ; Samir Amin, économiste ; Régis Debray, philosophe ; Harry Villegas, compagnon du Che ; Ignacio Ramonet, journaliste ; Frei Betto, écrivain et prêtre ; Alessandra Riccio, universitaire.

- Les images exclusives du photographe Liborio Noval.

- Le reportage de Patrick Bard sur les routes du Che.

- La rencontre avec Aleida Guevara, la fille du Che.

- Les jeunes et le Che. Nos reportages à travers la planète Che en France, sur les traces de « l’icône » en Argentine et à Cuba.

- Bibliographie et filmographie.

Le hors-série exceptionnel Viva Guevara est accompagné du DVD, Parlez-moi du Che (film documentaire de Pierre Richard et Jean Cormier) et d’un poster inédit de Mustapha Boutadjine. 

Viva Guevara, un hors série de l’Humanité, en vente chez votre marchand de journaux dès le 3 octobre 2007, 10 euros.

Vente par correspondance : Envoyez vos coordonnées complètes accompagnées impérativement du règlement d'un montant de 10,60 euros (frais de port compris) à l’ordre de l’Humanité à l’adresse suivante :

Service Diffusion militante de l’Humanité - 32 rue jean Jaurès - 93528 Saint-Denis CEDEX.  

Biographie :  

- Né en Argentine en 1928. Étudiant en médecine en 1948. En 1951, il part avec son ami Alberto Granado à la découverte des Amériques.

- Ernesto Guevara assiste à la chute, orchestrée par la CIA, du président Arbenz au Guatemala en 1954. Un an plus tard, il rencontre Fidel Castro à Mexico et rejoint son mouvement révolutionnaire.

- Guevara joue un rôle majeur dans la guérilla menée par les « barbudos » dans les montagnes de la Sierra Maestra. En 1958, la colonne du Che remporte une victoire décisive à Santa-Clara. Chute dictateur Fulgencio Batista. Entrée dans La Havane.

- En 1960, le photographe cubain Alberto Korda prend le célèbre cliché du Che assistant aux obsèques des victimes de l’explosion d’un cargo chargé de munitions belges dans le port de La Havane. Le Che se rend dans les pays de l’est européen, dont l’URSS.

- Guevara est président de la Banque centrale cubaine pendant quatorze mois. En 1961, il devient ministre de l’Industrie.

- En juillet 1963, le Che prononce un discours à Alger qui dénonce l’impérialisme économique de l’URSS vis-à-vis des pays du tiers-monde.

- Cherchant à exporter la révolution en Afrique, il participe à la guérilla au Congo ex-belge.

- 1966, Che part en Bolivie.

- Capturé le 8 octobre 1967, il est exécuté le lendemain par l’armée bolivienne dans une école à La Higuera. Ses mains sont coupées afin d’être utilisées pour prouver son identité et il est enterré secrètement sur un aérodrome.

- La dépouille de Guevara est exhumée en 1997 à Vallegrande et rapatriée à Cuba, où elle est placée dans le mausolée de Santa-Clara.

( « Repères biographiques », l’Humanité, édition du 8 octobre 2007, cf. http://www.humanite.fr/2007-10-08_International_reperes-biographiques

Jean Ortiz, « Une célébration boomerang », l’Humanité, édition du 10 octobre 2007.

(http://www.humanite.fr/2007-10-08_International_Une-celebration-boomerang)

Maintenant que nous sommes libérés du communisme, célébrons le Che ! La célébration  médiatico-commerciale bat son plein. Le sujet est vendeur. C’est que le 9 octobre 1967, à 13 h 10, était exécuté à l’école du petit village bolivien de La Higuera, Ernesto Guevara, mort sans doute au moment nécessaire pour devenir un mythe. Si Guevara est décédé, le Che, en Amérique latine, n’a jamais cessé de vivre, nourrissant les réalités et les luttes ; ailleurs dans le monde, il « revient » régulièrement : Che « icône », Che « l’anti-Fidel », Che « victime de Fidel », Che « rêveur vaincu », et maintenant Che « brute épaisse ». À chaque anniversaire, l’entreprise d’escamotage, ou de révision, de l’image et de la pensée du Che se poursuit, mais se renouvelle péniblement et n’affaiblit pas le mythe. On comprend mal un tel acharnement  médiatique si on ne le ramène pas aux enjeux actuels : la transformation sociale est-elle possible ?

Lorsque je demande à mes étudiants ce que représente à leurs yeux le Che, ils répondent : « la révolution », « la liberté ». Très peu savent qu’il était communiste. Cela devient presque politiquement incorrect de le préciser. Che serait un rebelle sympathique, mais sans cause. Rebelle quand même, rebelle, et c’est ce que la bien-pensance de droite et de gauche ne supporte pas. 

En ce quarantième anniversaire de son exécution, demandons-nous pourquoi le symbole demeure si fort, si universel, malgré l’air « libéral » du temps, malgré le reflux et la stigmatisation du communisme… Quelle est la fonction politique de cette effigie si marchandisée ?

Au-delà de la récupération marketing, elle reste un signe de subversion de l’ordre établi, un signe dans lequel se reconnaissent des millions d’hommes. Guevara est dangereux par ce qu’il incarne : la révolte à l’état pur, le rejet du capitalisme avec une intransigeance absolue, une pensée réaliste et prophétique à la fois, une conception extraordinairement éthique du pouvoir, une exigence éthique transformée en norme de vie, la politique aux mains propres, etc.

Les armes les plus actuelles, les plus utiles du Che, sont intellectuelles, politiques. Ses Notes critiques à l’économie politique, écrites en 1966, enfin publiées à Cuba en 2006, après de trop longues années d’embargo, confirment la recherche guévarienne d’un « modèle alternatif » au soviétisme, à propos duquel il fait preuve d’une analyse critique et d’une clairvoyance surprenantes pour l’époque ; cependant, la critique porte essentiellement sur l’évolution marchande du système et sous-estime ses carences démocratiques. Le Che a toutefois l’intuition que l’URSS « retourne au capitalisme », que le socialisme n’est pas ce que vit l’Union soviétique. Pour Guevara, le changement économique ne suffit pas s’il ne s’accompagne pas de profondes mutations culturelles, morales…

Il était difficile à Fidel Castro, pour des raisons géostratégiques, d’exprimer semi-publiquement les mêmes critiques. Mais rien sur le fond ne fonde la légende noire, « la rupture », le « Che sacrifié », etc. À la tribune de l’ONU, le Che avait annoncé qu’il quitterait Cuba une fois la révolution consolidée. À ce jour, pas une archive n’accrédite des divergences sérieuses entre les deux hommes, seulement une littérature de « repentis », et une lecture occidentale, réductrice, de la révolution cubaine. Alors même que le Che est déjà en Bolivie, quatre - éditoriaux du journal Granma (« La lutte contre le bureaucratisme, tâche décisive »), de mars 1967, reprennent ses idées. On peut y lire : « La bureaucratie tend à agir comme une nouvelle classe. »

Les différentes résolutions de l’Organisation latino-américaine de solidarité, son discours de clôture par Fidel, le 10 août 1967, et les textes de la conférence tricontinentale, réunie à La Havane en janvier 1966, attestent d’une identification avérée entre le Che et Fidel, d’une pensée révolutionnaire autochtone, très internationaliste et anti-impérialiste, priorisant la lutte armée, le socialisme dans le tiers-monde, la révolution en Amérique latine, la nécessité de desserrer l’étau autour du Vietnam et de Cuba, en ouvrant d’autres fronts, etc.

Ces concepts fidélistes et guévaristes, ces  approches communes, ne peuvent être dissociés du développement même de la révolution cubaine, non conforme à la « vulgate soviétique », souligne le Che. Une profonde communion politique et intellectuelle unit les deux leaders. Lorsque le Che meurt en Bolivie, le 9 octobre 1967, il porte le projet révolutionnaire qui inspirait majoritairement la direction cubaine en ces années soixante.

Universitaire, Jean Ortiz a coordonné l’ouvrage Che, plus que jamais, Éditions Atlantica, septembre 2007.

 
Le Plan B - n°10 - octobre/novembre 2007

Le courrier du coeur (p.2) Les sardons parlent aux sardons...

Par ici les euros ! (p.3) "Nous connaissons assez le capitalisme pour savoir qu'il n'y a pas de séparation entre le contrôle et la propriété." Editorial du Wall Steet Journal (1.8.07), aprés le rachat du titre par le baron des médias Rupert Murdoch.

Quand la serpillière de BHL cire les parquets de l'Elysée (p.4-5) Au milieu des années 1980, Mitterand cherche un histrion pour mettre en scène son virage libéral. Le doigt sur la couture du pantalon, Georges-Marc Benamou fait un pas en avant en lancant Globe, hebdomadaire mitterandiste des années-fric. Dans les années 1980, BHL, Kouchner et le PS font pleuvoir les bombes humanitaires de Bagdad à Belgrade. ils cherchent un attaché de presse. "Présent !" hurle Benamou. En 2007, les mêmes rallient Sarkozy. Lequel cherche un "conseiller" pour la culture et l'audiovisuel. "Moi, chef !" supplie Benamou. Le Plan B retrace ce parcours de vingt ans marqué par la grandeur...

L'art contre le pouvoir (p.5) Dramaturge engagé, romancière de gauche tendance Strauss-Kahn, Yasmine Reza a raconté la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy dans son livre L'aube le soir ou la nuit (Flammarion). Aprés Philippe Sollers déposant la littérature aux pieds de Balladur et du pape aux milieu des années 1990, voici un nouveau témoignage de l'indépendance des belles-lettres.

Pédophilie : que risquent réellement les enfants de Roubaix ? (p.6) L'agression sexuelle d'un marmot pendant l'été a bouleversé les médias. L'agression économique infligée chaque jour à des milliers d'autres enfants de cette même ville les attendrit beaucoup moins...

Les cent jours de Laurent Joffrin (p.7) Cet été, le PDG de Libération a asséné des vérités définitives sur la fessée, l'énergie nucléaire, le cannabis, la natation, les OGM, les spam, les sans-papiers, l'histoire, la finance, les Etats-Unis, Cécilia Sarkozy, la fonte des calottes glaciaires, la tauromachie...

Wikipédia souffre de calvitie (p.8) Des individus détournent à leur profit l'encyclopédie en ligne Wikipédia pour la transformer en tract autopromotionnel. Le Plan B a peut-être identifié l'un d'eux... Lire cet article en ligne : http://www.leplanb.org/page.php?article=73 

L'enterrement citoyen de Libération (p.10-11) Avec un art de la désinformation qui aurait fait rougir Staline, l'état-major de Libération a grimé en "forum citoyen" un conclave de ministres, de supplétifs et de penseurs à gages subventionné par le PS et vérrouillé par un armada policière digne d'un sommet du G8.

Les pique-assiettes se jettent sur l'université du Medef (p.12-13) Exaltant l'ouverture et le pluralisme, le rassemblement annule du patronat francais semblait préfigurer l'avènement d'un régime de parti unique. De Jean-Marc Sylvestre à Philippe Val, toutes les sensibilités s'y sont exprimées, sous les encouragements du Plan B.

Philippe Val caresse le Medef et attaque un collaborateur du Plan B (p.12-13) Le choc en photo ou l'occasion à Philippe Val de mettre en pratique ses convictions sur le débat démocratique et "le devoir de vérité". A lire les informations complémentaires : http://www.leplanb.org/page.php?article=72 

Alerte à la pollution dans le Danube de la pensée (p.14) Pour Le Monde, la vie intellectuelle des vingt-cinq dernières années se résume à l'action d'un génie omniscient : Le Monde.

La "petite maddie" toujours pas délocalisée en Chine (p.14) La disparition d'une gamine anglaise au Portugal ou les frasques d'une nageuse francaise mobilisent les divisions blindées du PPA (Parti de la Presse et de l'Argent). Pas la moindre voiture-balai en revanche pour la mort d'un ouvrier enterré vivant en Haute-Saône.

On ne dit jamais non sur Radio oui-oui et Colombe Schneck ou pintade versaillaise ? (p.15) Les lecons de journalisme de France Inter. 

La joie de servir (p.16-17) Pour le directeur de la rédaction des Echos comme pour ses confrères, l'annonce de la privatisation de Gaz de France (GDF) offre une nouvelle occasion de câliner le chef de l'Etat.

Les Simpson sont-ils balladuriens ? (p.18) L'impertinence des Simpson, série qu'adorent Libération, Les Inrockuptibles ou Télérama, se réduit à un pseudo-nihilisme finalement consensuel, qui dénigre tout projet de transformation sociale, reprend à son compte certains clichés réactionnaires et fait l'éloge des valeurs familiales.

Quand le Parti Socialiste était socialiste (p.19) Nos socialistes aimeraient nous faire croire que leurs aïeux étaient aussi à droite qu'eux. Du coup, ils métamorphosent Jean Jaurès et Léon Blum en gentils modérés qui se seraient toujours opposés à des extrémistes patibulaires. pourtant, les discours de ces deux tribuns ressemblaient davantage aux textes du Plan B qu'aux gags usés de Francois Hollande... 

Le procès de Dominique Strauss-Kahn (p.20)

Le président : - Un socialiste à la tête du FMI, c'est louche... L'avocat : - Encore votre théorie du complot ! (Lire la suite des débats dans Le Plan B et l'intervention du témoin Bernard Tapie). 

Et pleins d'autres pépites à découvrir...

Le Plan B, nouveau journal de critique des médias et d'enquêtes sociales. Diffusé en kiosque et dans les bonnes librairies, il informe sur l'information et publie des enquêtes que vous ne lirez pas ailleurs.

Le Plan B, numéro 10, en kiosque le 5 octobre 2007, 2 euros.

Prochain numéro, le 7 décembre 2007.

http://www.leplanb.org

Où acheter Le Plan B : http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=pointsdevente

S'abonner au Plan B : http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=abonnement

Comment soutenir Le Plan B : http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=diffusion 

 
l'Humanité Dimanche : numéro spécial sur le Che Guevara (9-22 août 2007).

Le numéro double de l'Humanité Dimanche (du 9 au 22 juillet 2007) consacre un dossier de 20 pages intitulé "Il était une fois... le Che". Retracant le parcours d'Ernesto Rafael Guevara de la Sarna, révolutionnaire marxiste, membre du mouvement du 26 juillet de Fidel Castro puis dirigeant de la guérilla internationaliste cubaine à partir de 1965, l'Humanité Dimanche publie les dernières lettres du Che à ses parents, à ses enfants et à Fidel Castro avant qu'il ne soit exécuté sommairement par l'armée bolivienne et la CIA le 9 octobre 1967. Par delà, l'hebdomadaire revient sur la pensée du Che Guevara et s'interroge sur les raisons qui font que, quanrante ans plus tard, il demeure une icône et un exemple pour l'ensemble du mouvement progressiste actuel.

Retrouvez aussi dans ce même numéro de l'Humanité Dimanche :

* l'actualité politique : l'éditorial de Patrick Le Hyaric prônant "Une riposte populaire pour le pouvoir d'achat" dès septembre ; une analyse de la stratégie de Nicolas Sarkozy pour la rentrée aprés la contre-révolution sociale menée en juillet ainsi que le sens de ses vacances aux Etats-Unis ; etc.

* l'actualité sociale : grand angle sur la situation à Duralex ainsi que sur le stress des employés d'IBM ; etc.

* l'actualité internationale : un article s'interroge sur un changement de cap de la part des Etats-Unis par rapport l'Afghanistan et l'Iran tandis qu'un autre dresse le portrait d'une amérique où les ménages sont endettés ; l'exigence de la transparence sur les contrats d'armements entre EADS et la Lybie ainsi que sur les tractations menées par l'Elysée et Cécilia Sarkozy avec le dictateur Khadafi

* l'actualité culturelle et sportive : un entretien avec Claude Chabrol aprés la sortie de son film La fille coupée en deux et la critique de Caramel, le premier long métrage de Nadine Labaki ; les réflexions nostalgiques de Francois Morel ; une interview avec Guy Roux, le nouvel entraineur de Lens; regards sur le concert de l'orchestre philhamonique de Radio Francequi interprêtera sur la grande scène de la fête de l'Humanité le dimanche 16 septembre 2007 les airs de la comédie West Wide Story, film musical de 1961 ; etc.

* Retour sur l'histoire : un dossier sur Albert Londres et les forcats de Cayenne. L'investigation du journaliste francais en Guyane en 1924 dans le bagne qui sucite tant de réactions que les autorités doivent prendre position en limogeant le Préfet. L'action d'Albert Londres préfigure le décret-loi de 1937 qui le supprime et permet à Dieudonné de la bande à Bonnot d'obtenir la révision de son procès.

L'Humanité Dimanche, n°73, 9-22 août 2007, 92 pages, 2,50 euros. En vente chez votre marchands de journeaux.

 
Campagne d'abonnement à l'Humanité.

Des dizaines de personnes autour de chacun de nous sont déçues, inquiètes, parfois désorientées par la manière dont une droite aux idées ultraréactionnaires renouvelées a été portée au pouvoir. Une droite qui brouille les repères parce qu’elle veut aller vite et plier notre pays, son économie, ses droits sociaux et démocratiques aux canons du capitalisme financier mondialisé.

Il faut riposter. L’efficacité de cette riposte dépend de la capacité à « déconstruire » l’idéologie dominante qui vise à faire accepter, par ses propres victimes, les effets de la domination et de la surexploitation que va provoquer la politique sarkozyste.

« Argument contre argument », l’Humanité va décrypter « texte de loi par texte de loi » en montrant, à chaque fois, les issues alternatives s’inscrivant dans un autre projet de société. Comme elle l’a fait en 2005, l’Humanité va révéler le contenu du projet de nouveau traité européen et les politiques qu’il sous-tend.

Au moment où dans l’ensemble du mouvement progressiste il est indispensable de réfléchir beaucoup à ce qui vient de se passer, de débattre beaucoup sur les causes de l’échec de la gauche, d’échanger des opinions, des idées, des arguments, l’Humanité et l’Humanité Dimanche vont être des passeurs d’idées, des lieux de réflexions et de confrontations d’idées, des journaux porteurs d’issues pour aider à construire un changement progressiste de la société et du monde.

Ainsi on trouvera dans nos journaux des enquêtes sur le sens et la signification des votes dans les quartiers, les entreprises et les villages ; des débats contradictoires sur les grands thèmes, les grandes valeurs à faire vivre ; des chantiers nouveaux à défricher pour une transformation sociale progressiste, des opinions de lectrices et lecteurs, de responsables des forces de gauche, de syndicalistes ou d’intellectuels et créateurs engagés, aux sensibilités les plus diverses.

L’Humanité et l’Humanité Dimanche veulent aider à créer les conditions d’un sursaut pour construire du neuf à gauche. Ils veulent être utiles pour développer la contre-offensive idéologique, politique et sociale pour faire reculer la droite et aider à faire émerger des propositions alternatives, de telle sorte qu’une majorité du peuple puisse se donner le projet d’une société nouvelle, plaçant en son coeur la vie des femmes, des enfants, des hommes, le devenir de la planète et non plus l’argent pour l’argent.

C’est en ce sens, tout en préparant une grande Fête de l’Humanité, que nous vous proposons de participer à une grande campagne de collecte d’abonnements de découverte à l’Humanité.

Il s’agit de faire découvrir nos journaux, à des amis, des voisins, des connaissances, à des militants de gauche, syndicaux ou associatifs soit :

* un abonnement d’un mois à l’Humanité et l’Humanité Hebdo pour 20 euros.

* un abonnement de trois mois à l’Humanité Hebdo pour 30 euros.

Au moment où de lourdes menaces pèsent sur le pluralisme de la presse et de l’information, ou l’indépendance des médias est de plus en plus mise en cause, élargir l’audience de l’Humanité c’est contribuer à faire vivre le pluralisme et créer les conditions de la riposte, du débat, de la reconstruction d’une gauche de la transformation sociale. La Fête de l’Humanité constituera une première étape de bilan dans cette conquête de milliers d’abonnements militants nouveaux.

Si chacun d’entre nous y participe cela deviendra une force.

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, édition de l’Humanité du 5 juillet 2007.

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Le Plan B - Numéro 9 - août/septembre 2007

Les pigeons et le tartuffe (p. 3)
Putsch des actionnaires au Monde, vente des Échos, de La Tribune, du Wall Street Journal : le capitalisme dévore sa progéniture. Et pendant que les journalistes tombés du nid s’inquiètent de leur sort, Laurent Joffrin redéfinit l’idée d’indépendance.

DOSSIER : LE PARTI DE LA PRESSE ET DE L’ARGENT AUX AMERIQUES

L’empire Cisneros (p. 4-5)
Virtuose des telenovelas, le magnat vénézuélien Gustavo Cisneros encourage « l’évolution démocratique » de l’Amérique latine en matraquant des programmes stupides et en parrainant des putschistes.

Plus à droite, on vous dit ! (p. 6)
Aux États-Unis aussi, des commentateurs infatués expliquent depuis un quart de siècle que la « gauche » gagne quand elle se « modernise » au centre. Quand elle perd, c’est naturellement qu’elle est trop à gauche.

Le journaliste le plus nul des Etats-Unis (p. 6-7)
Éditorialiste au New York Times et maître à penser de Bernard Guetta, Thomas Friedman lit l’avenir de l’Irak dans le marc de Banania.

Obama, le chouchou des médias (p. 7)
Comment les journalistes fabriquent l’image de Barack Obama, l’un des principaux candidats à l’investiture du parti démocrate.

Les nouveaux partisans (p. 8-9)
Notre bande dessinée retrace l’épopée des francs-tireurs de l’insurrection mondaine contre Sarkozy.

Charlie Hebdo saute sur l’anti-France (p. 11)
Intensifiant ses prêches révisionnistes, le journal de Philippe Val désigne un nouvel ennemi public : l’anticolonialisme.

Franchise éditorial (p. 12-13)
Avocat fiévreux de la « franchise médicale », le rédacteur en chef du Quotidien du médecin explique sa conception de la solidarité : être riche et bien portant plutôt que pauvre et malade.

Ferry et Julliard réenchantent l’histoire (p. 14)
Où Jacques Jullliard détaille ses phantasmes pornographiques …

Le Plan B ramasse les copies (p. 15)
Des enseignants formés par Le Plan B ont instruit leurs élèves sur les méfaits de la presse. Résultats probants : extraits des devoirs sur table.

Fais-moi peur ! (p. 16)
Quand la presse quotidienne régionale cultive la terreur à la Une.

Et plein d’autres pépites à découvrir…

Prochain numéro : 5 octobre 2007


II. Au sommaire du Magazine d’Acrimed n°4

Supplément au Plan B numéro 9 (juillet-août 2007). Exposé au cœur de son accueillante vitrine.

Soyons modernes (p.1)
…mais contre l’air du temps : l’avenir à inventer jour après jour n’a pas le visage d’un sondé d’opinion, d’un débatteur de foire, d’un négociateur sans mandat ou d’un histrion de plateau-télé, mais d’abord ceux des mouvements collectifs qui conjurent le pire et préparent le meilleur : vigilants face à un monde médiatique qui n’est pas le leur ni celui des journalistes qui lui résistent. Ni le nôtre.

Sondages, sondages (p. 2-3)
Au lendemain des deux tours du scrutin de la présidentielle de 2007, les commanditaires des sondages et les porte-voix des instituts qui les ont réalisés se sont congratulés. Personne n’a pu affirmer que les sondeurs se seraient trompés et auraient faussé, de ce fait, le résultat de l’élection. Triomphe de la science ? Après le second tour de l’élection, leurs « projections en sièges », réalisées après le premier tour, se sont révélées fausses. Débâcle de la sondologie ? Et, dans tous les cas, miracles de la démocratie ?Médias sous influence : La faute à Sarkozy ? (p.4-5)
Dans le petit monde des médias circulent d’étranges informations : la déférence de journalistes à l’égard du pouvoir, les rapports complaisants qui se nouent au sein du microcosme des prétendues « élites » et surtout les interventions de Nicolas Sarkozy et de son entourage menaceraient l’indépendance de la presse. Ce que nous ne cessons de contester depuis plus de 10 ans et qui nous a valu les remontrances outragées des princes « indépendants » du journalisme, des experts en feinte complexité et de quelques porte-voix du mouvement altermondialiste, serait-il devenu subitement vrai avec l’ascension de Nicolas Sarkozy et son accession à la Présidence de la République ? Nos détracteurs nous donneraient-ils raison ?. Apparences, simples apparences…Comment en effet ne pas trouver simplistes toutes ces soudaines prises de conscience qui attribuent les effets d’interdépendances économiques et sociales aux seuls liens personnels qui en sont les révélateurs et les porteurs ?

L’arène de France : le débat en Bern (p.6-7)
A la rentrée de septembre 2006, France 2 avait confié à Stéphane Bern une émission de divertissement intitulée « L’Arène de France » et diffusée, trois mercredis par mois, en seconde partie de soirée. Après une année d’existence, elle disparaît de la « grille ». C’est avec une immense tristesse, que nous lui rendons hommage, convaincus que le service public saura la remplacer par une émission équivalente, animée par un bateleur aussi talentueux. Le Roi est mort, vive le Roi !

Se servir des médias dominants sans leur être asservis ? (p.8)
Entre deux mobilisations sociales d’envergure ou de portée nationales, les syndicats et les associations sont confrontés aux impératifs et aux contraintes de la médiatisation dans trois dimensions de leur activité : actions, discussions, propositions. Les questions qu’elles soulèvent et que nous nous posons nous-mêmes méritent d’être relevées. [Extrait de Médias et mobilisations sociales. La morgue et le mépris ? (Henri Maler et Mathias Reymond pour Acrimed, Editions Syllepse, 2007).]

Illustrations :
Aurel et Mat Colloghan
Maquette : Marc Pantanella (et Angela Dreyfus)


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